Portugal

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Une plantation de thé pas comme les autres

Par Michka
Une plantation de thé pas comme les autres

Michka est un adepte des treks et des randonnées à travers le monde. Cette fois-ci, il nous emmène à la découverte des Açores, ces îles méconnues au large du Portugal. Nous avons tous entendu parlé de l'anticyclone des Açores, qui fait la pluie et le beau temps sur l'Europe, mais les îles restent encore mystérieuses. D'après Michka, les côtes sauvages sculptées dans la roche, les coteaux recouverts de maquis, les montagnes arides et les embruns font penser à l'Irlande. Voici un extrait de son périple à la découverte de la plantation de thé de Gorreana.


Nous roulons vers la côte nord. Nous nous arrêtons à la plantation de thé de Gorreana. Je suis surpris par l’aspect de celle-ci qui n’a rien à voir avec celles du Sri Lanka. Ici des alignements d’au moins un mètre de large et très peu espacés.
Je comprends mieux peu après. En effet la cueillette n’est pas manuelle mais mécanique. Deux ouvriers, un de chaque côté de l’alignement s’avancent en tenant une cisaille - du type taille-haie - munie d’un sac qui reçoit les bouts de tige à mesure que la machine les coupe. Cette tonte s’opère tous les quinze jours, de mars à septembre.
Nous entrons dans les ateliers, équipés d’un matériel ancien. Les hommes sont aux machines, les femmes au tri et à l’empaquetage. Nous pouvons déguster les trois types de thé obtenus ici : orange pekoe, pekoe, broken leaf. J’achète un paquet de chacun des deux premiers.


Outre les étapes faisant la part belle à la découverte du paysage, Michka nous fait vivre les aléas climatiques des Açores.

Découverte de la... pluie açorienne !

Nous déjeunons, répartissons les aliments du pique-nique dans nos sacs à dos et partons à pied jusqu’à la station de bus à proximité du port. La météo semble redevenue favorable et nous descendons la rue, guillerets. Nous ignorons alors que nous n’allons pas tarder à recevoir une initiation au climat açorien que je qualifierai de sérieusement capricieux.
En effet, aussi soudaine qu’inattendue - pour nous tout au moins - se déclenche une averse dont l’intensité passe immédiatement à la puissance maximale. Le préposé aux grandes eaux n’a pas mégoté, il a d’emblée ouvert les vannes à fond.
Nous n’avons pas le temps de dégainer, dixit Virginie. Branle-bas dans la troupe ! Les uns se précipitent sous un balcon, c’est mon cas, les autres dans une embrasure de porte. Ici, les balcons sont assez nombreux mais présentent un sérieux inconvénient en la circonstance, ils manquent de largeur. Trente centimètres tout au plus ! J’ai beau essayer de me faire le plus mince possible, maintenant mon sac à dos entre les jambes, des gouttes me tombent dessus et celles qui atteignent le sol m’éclaboussent en rebondissant. Au début, j’ai pensé sortir ma veste de pluie du sac et protéger ce dernier avec le sursac mais j’y ai vite renoncé. J’aurais dû me pencher en avant et aurais eu le dos mouillé. De plus mon sac n’aurait pas été épargné.
Dès que l’intensité diminue, nous repartons. Pas question de rater le bus de ligne. Nous nous sommes sérieusement humidifiés.Cela nous servira de leçon : toujours avoir le vêtement de pluie à portée de main. En l’occurrence, un parapluie pour Stéphane qui peut ainsi dégainer illico.

La lecture du périple de Michka aux Açores est une invtation au voyage. Comme c'est le cas pour l'ensemble de ses récits : Costa Rica, Birmanie, Madagascar, etc. Laissez vous guider !

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